Un atelier de formation sur le financement de l’agriculture en Afrique se tient au Togo

03 OCTOBRE 2017 – 08:15 |

Un atelier régional de formation sur le financement de l’agriculture se tient toute la semaine à Lomé. Organisé par la FAO dans le cadre du mécanisme de soutien de son programme multipartenaire (FMM), en partenariat avec l’Association africaine de crédit rural et agricole (Afraca) et la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC), les participants à l’atelier sont des responsables des secteurs financiers et agricoles de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Ghana, du Mali, du Togo bien sur, mais aussi du Kenya, de Zambie, d’Ethiopie, d’Ouganda, du Mozambique, de RD Congo, du Cameroun et du Rwanda.

Un sujet crucial car si 70% de la population active en Afrique subsaharienne travaille dans l’agriculture, le secteur capte moins de 3% du total des prêts bancaires, a rappelé hier à l’ouverture de l’atelier Lucile Imboua-Niava, représentante par intérim de la FAO au Togo.

Seront passés en revue cette semaine « l’approche de financement des chaînes de valeur, les différents modèles commerciaux, l’évaluation du marché financier pour le secteur agricole, l’analyse des tendances récentes du marché dans le domaine de la finance agricole, ainsi que les instruments disponibles pour accéder aux services financiers« , a souligné la FAO.

« Nous allons donner aux acteurs présents tous les outils leur permettant de relever les défis et contraintes limitant l’accès au financement dans le but de parvenir à une meilleure agriculture« , a expliqué pour sa part Saleh Usman Gashua, secrétaire général de l’Afraca.

Notons que le Togo, pays hôte, a inscrit dans son nouveau Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan), en cours de finalisation, des mesures politiques et des actions prioritaires en faveur de la finance rurale, rappelle news.alome.

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« Donner du sens à son épargne avec la finance responsable »

Depuis la crise de 2008, la défiance des Français à l’égard de la finance est forte.

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Depuis la crise de 2008, la défiance des Français à l’égard de la finance est forte. / Patpitchaya/stock.adobe.com

Depuis la crise de 2008, la défiance des Français à l’égard de la finance est forte. Vous défendez, vous, une « finance responsable ». De quoi s’agit-il exactement ?

Grégoire Cousté : C’est une finance qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en investissant dans des entreprises qui contribuent au développement durable. Autrement dit, une finance qui se préoccupe du monde d’aujourd’hui, mais aussi de celui de demain.

Concrètement, les analystes passent au crible les sociétés à travers une grille de près de 200 critères pour examiner leur gouvernance et la manière dont elles prennent en compte les enjeux sociaux et environnementaux.

C’est à partir de ce filtre que les sociétés de gestion d’actifs proposent aux institutionnels et aux épargnants particuliers des produits qui permettront de financer les entreprises intègrant au mieux ces enjeux.

Il existe plusieurs classes de produits, par exemple les fonds dits thématiques fléchés sur l’investissement dans des secteurs spécifiques – eau, énergies renouvelables ou emploi – qui rencontrent un vrai succès. Ainsi, 40 % des nouvelles souscriptions enregistrées par la branche banque de détail de BNP Paribas se font désormais sur une offre « responsable ».

Financement de l’économie sociale et solidaire : ce qui a été fait et ce qui reste à faire

Combien pèse la finance responsable en France ?

G. C. : Difficile à dire car cela dépend de la définition et du périmètre retenus. La dernière enquête que le Forum pour l’investissement responsable a conduite avec le centre de recherche Novethic en 2015 comptabilise 746 milliards d’euros d’encours sur l’ensemble des gestions qui intègrent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Cela représente environ 20 % de la gestion d’actifs en France, ce qui n’est pas anecdotique. D’autant que la finance responsable connaît une vraie dynamique avec une croissance de 30 % en 2015.

Ce succès montre qu’il y a un véritable souci de la part des Français de donner du sens à leur épargne. Le sondage Ipsos réalisé à l’occasion de la 8e édition de la semaine pour la finance responsable est à cet égard éloquent. Près d’un Français sur deux déclare accorder une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans ses décisions de placements. Et 72 % des investisseurs individuels souhaitent que les enjeux de développement durable soient inclus obligatoirement dans les produits d’épargne.

Mais selon le même sondage 3 % seulement des Français déclarent avoir déjà investi dans un fonds ISR…

G. C. : C’est un des enjeux de cette semaine que de diffuser le concept d’ISR auprès du grand public : 66 % des personnes interrogées n’en ont encore jamais entendu parler.

L’autre faiblesse à surmonter tient au réseau de distribution. Les produits existent mais ils sont peu mis en évidence par les établissements financiers car les chargés de clientèle sont encore mal formés.

Interrogé sur le sujet, le candidat Macron avait estimé qu’il serait bon de rendre obligatoire la présentation d’une offre ISR par les banques et les assurances. C’est une idée qui reste à mettre en œuvre.

Le dernier grand défi est de parvenir à mieux mesurer l’impact réel de ces fonds, leur capacité à transformer le monde. Ce serait un vrai argument pour réconcilier les Français avec la finance.

Recueilli par Antoine d’Abbundo
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Le porte-monnaie électronique agricole au Togo, AgriPME, passe à la vitesse supérieure

L’utilisation du porte-monnaie électronique dans l’agriculture, AgriPME, semble porter ses fruits au Togo (lire nos informations).

Rappelons que tout a commencé en novembre 2015. Lors de sa visite officielle à Lomé, le président du Togo, Faure Gnassingbé, a sollicité auprès du président de la BAD, Akinwumi Adesina, l’assistance et les conseils de son institution pour endiguer la corruption dans le secteur agricole au Togo, souligne la Banque africaine de développement (BAD). Il s’agissait alors d’aider le gouvernement togolais à optimiser la commercialisation des engrais subventionnés vendus aux agriculteurs, à travers l’introduction d’un mécanisme de téléphonie mobile, s’inspirant du modèle nigérian. Avec succès, estime-t-on.

Lancé par Togocelullaire et Moov, AgriPME ambitionne désormais d’assurer l’efficacité dans la gestion de la subvention des engrais octroyée aux agriculteurs vulnérables, de sécuriser le versement des subventions, tout en le rendant plus simple et plus transparent. Le projet entend également assurer la traçabilité et l’opportunité du versement aux agriculteurs nécessiteux.

AgriPME serait par ailleurs un instrument permettant de connaître en temps réel l’état du marché ainsi que la disponibilité des stocks d’engrais dans le pays. Il permet aussi de renforcer l’implication du secteur privé et de favoriser la création d’emplois, et de recueillir un nombre important d’informations sur le secteur et ses spécificités (âge, sexe, localisation, superficie cultivable, semences choisies, etc.).

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L’UFC-Que Choisir met à l’index les pratiques du crowdlending

L'UFC-Que Choisir met à l’index les pratiques du crowdlending

L’association de défense des consommateurs dénonce dans une étude les pratiques des acteurs du secteur et alerte les autorités.

Le financement participatif reçoit un carton jaune pour ses pratiques de la part de l’UFC-Que Choisir. Dans une étude publiée hier, l’association de défense des consommateurs dénonce des taux de rendement plus faibles que communiqué avec un risque significatif de perte en capital, mais aussi des clauses jugées abusives et/ou illicites dans les conditions générales d’utilisation des plates-formes de prêts aux PME passées au crible. L’étude de l’association, menée sur un échantillon de 1.158 prêts à 337 entreprises sur 17 plates-formes disposant du statut d’intermédiaire en financements participatifs, met l’index sur une pratique en pleine ascension. Les prêts participatifs ont ainsi augmenté de 60% sur l’année 2016 pour atteindre un montant de 443 millions d’euros qui avait déjà doublé en 2015.

L’étude estime le taux des défauts constatés sur les prêts financés depuis au moins un an à 11,2%, un niveau 5 à 10 fois supérieur à l’estimation de 1% à 2% faite par la plate-forme Unilend en 2014 sur la base du taux de défaut des PME. En outre, si le rendement promis peut atteindre jusqu’à 7%, l’étude dépeint des niveaux de 0,33% à 1,6%, une fois les défauts et la fiscalité déduits. «Depuis le premier prêt réalisé en avril 2015, Lendix a prêté plus de 62 millions d’euros à 190 PME françaises, le taux de rendement est de 6,3% pour un taux de défaut de 0,11%», défend Olivier Goy, le fondateur de Lendix. De son côté, Unilend affiche dans sa rubrique statistiques un taux de défaut total de plus de 8% en nombre d’entreprises et détaille le total du capital en défaut et/ou en retard de 2013 à 2017.

Face à ce constat, et «soucieuse d’obtenir un assainissement du système de financement participatif», l’UFC-Que Choisir a saisi l’ACPR pour s’assurer du respect par les plates-formes de leurs obligations légales d’information et qu’elle sanctionne les manquements persistants. L’association met également en demeure Lendix, Unilend, Lendopolis, Pretup, Bolden et Prexem de purger leurs conditions générales d’utilisation des clauses jugées abusives qu’elles contiennent et se réserve le droit d’agir en justice à défaut d’une réponse satisfaisante. Elle exhorte enfin les pouvoirs publics à légiférer pour «obliger les plates-formes à fournir une information pertinente et impartiale quant aux rendements auxquels les consommateurs peuvent objectivement s’attendre et aux risques encourus».

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En Egypte, comment se financer en faisant la fête

En Egypte, comment se financer en faisant la fête
Une danseuse du ventre sur scène lors d’un mariage au nord du Caire ((c) Afp)

Le Caire (AFP) – Sur la scène, une danseuse du ventre ondule au son d’un orchestre convoqué pour l’anniversaire d’une jeune fille, pendant que des convives versent des billets de banque dans une cagnotte. En Egypte, où la crise pèse sur les flux financiers, certains s’emploient aujourd’hui à récolter des fonds… en faisant la fête.

Micro en main, le maître de cérémonie de la soirée, Hassan el-Agami, gardien des comptes, annonce qu’un des invités vient de faire don de 5.000 livres égyptiennes (260 euros). Une belle contribution.

Des dizaines de fêtes ont lieu chaque semaine, généralement le jeudi soir – dernier jour de la semaine en Egypte. Les participants versent en moyenne entre 250 et 2.500 livres à chaque fois (entre 13 et 130 euros). Un système de financement coopératif destiné à aider les Egyptiens, en plein marasme économique, à trouver des fonds ailleurs que dans les banques.

Ce soir-là, l’argent n’est pas destiné à la jeune fille qui fête son anniversaire. Il ira dans un pot commun dont chaque donateur profite, un jour, à tour de rôle: « chaque participant paie un montant spécifique jusqu’à ce que son tour vienne (de récolter la mise). Il organise alors sa fête et récupère les fonds », explique M. el-Agami

Chacun paie en fonction de ses revenus. Et contrairement aux pots communs ordinaires, les participants ne se connaissent pas.

Il incombe aux maîtres de cérémonie d’attirer des contributeurs, en déterminant le calendrier et la liste des invités. Les mariages, anniversaires et autres fêtes en l’honneur d’une naissance deviennent ainsi des prétextes et des points de rencontre en vue d’un financement participatif. L’idée est d’attirer le plus grand nombre de contributeurs possible.

Si une fête coûte autour de 50.000 livres égyptiennes (2.600 euros), la personne qui collecte les fonds peut réunir jusqu’à 200.000 livres (10.400 euros), selon M. el-Agami.

– « S’entraider » –

Dans la petite ville d’Abou el-Gheit, à environ 35 kilomètres au nord du Caire, la fête est organisée ce soir-là par le père de la jeune fille. Occupé à surveiller la collecte, il n’a pas souhaité s’exprimer auprès de l’AFP.

Sous une tente colorée dressée dans un champ, les centaines d’invités éclairés par des kyrielles d’ampoules nagent dans un brouillard de fumée, au milieu des odeurs enivrantes des narguilés et du tabac.

La plupart des hommes portent la longue tunique traditionnelle des Egyptiens. La fête se poursuit jusque tard dans la nuit, tandis que plusieurs jeunes femmes se produisent sur la scène avec la tenue très légère des danseuses du ventre, malgré le froid.

Magdy Ragab, la trentaine, est venu apporter sa contribution. « Je vais continuer de payer pour une année ou plus jusqu’à ce que j’organise ma fête », affirme ce boucher de profession, qui pense utiliser l’argent pour acheter un pick-up ou bien ouvrir un commerce.

Pendant que les assistants de M. el-Agami comptent les fonds versés, notent les noms des participants et la somme payée, des plateaux de fruits, des cigarettes, des narguilés et des bouteilles de bière sont mis à disposition des convives.

– « Plus rapide que la banque » –

Les soirées comme celle-ci se sont multipliées en Egypte ces dernières années face à la détérioration des conditions économiques, nourrie par l’instabilité politique depuis la révolte de 2011.

Dans le pays le plus peuplé du monde arabe, la chute des réserves en dollars, le ralentissement de l’activité économique, l’inflation galopante se sont traduits par des pénuries de sucre, de lait infantile ou encore de médicaments.

Dans ces conditions, le système de cagnotte est l’un des « mécanismes de base du financement coopératif », explique l’analyste économique Wael Gamal. « Quand les gens ne font plus confiance aux banques, ou quand les emprunts coûtent cher, ils optent pour des solutions coopératives pour s’entraider. »

Dans une autre fête à Shama, dans le delta du Nil à environ 70 kilomètres au nord du Caire, Walid Abou Sarah, commerçant grossiste, a organisé le mariage de son frère après avoir été contributeur pendant des mois.

L’événement éclipse la présence des mariés, assis sur le côté de la scène, ignorés par la plupart des convives.

« Aujourd’hui, la joie est multipliée par deux: ma fête de levée de fonds et le mariage de mon frère », s’enthousiasme M. Abou Sarah.

Pour l’un des invités, Haitham Fawwaz, 27 ans, « investir dans ce système de cagnotte, c’est plus rapide et c’est mieux que d’aller à la banque« . Le premier créneau disponible pour sa propre fête est en septembre prochain. C’est à ce moment-là qu’il organisera le mariage de son neveu.

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L’emballage, l’un des moteurs de la révolution agricole en Afrique

Source: http://www.commodafrica.com/08-12-2016-lemballage-lun-des-moteurs-de-la-revolution-agricole-en-afrique

« L’agro-industrie mondiale* est une industrie qui pèse $ 2,4 trillions. Si l’Afrique devait capturer ne serait-ce que 1% de cela, ça ferait $ 24 milliards. Or, la BAD estime à $ 21 à 30 milliards ce qui manque en financements à l’agriculture chaque année. Alors, imaginez si nous captons ce 1% de l’agro-industrie et nous commençons à voir des thés, des pâtes, du riz, des sauces tomates « Made In Africa » sur les rayons de Tesco et d’autres grands magasins. »

« Le riz local à l’air sale »

Cette intervention était celle d’Ada Osakwe, directeur général de Agrolay Ventures au Nigeria, lors de la 11ème Conférence économique africaine (CEA) qui s’est achevée hier. Avec pour thème  » Nourrir l’Afrique : vers une agro-industrialisation pour une croissance inclusive« , l’objectif premier des organisateurs – BAD, PNUD, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA)- était de brasser des idées.

Et la patronne de la PME nigériane de poursuivre, avec du quotidien. « L’Afrique dépense $ 3,5 milliards par an pour importer du riz. Du riz que nous pourrions produire localement. C’est du paddy. Mais lorsque vous demandez à ceux qui mangent du riz importé pourquoi ils le font, ils vous disent que le riz local n’a pas l’air d’être de qualité, qu’il à l’air sale, qu’il n’est pas emballé correctement. L’emballage, c’est important. Il s’agit de regarder plus loin que ce que l’on voit habituellement lorsqu’on parle de valeur ajoutée. Moi je vois cela comme de la valeur de croissance. Je ne parle pas de prendre des tomates et faire de la sauce tomate. Je parle d’utiliser un emballage approprié et le vendre sur le marché local et sur le marché global. »

Une facture alimentaire de $ 111 milliards en 2025

La facture d’importation de produits alimentaires pour l’Afrique s’est élevée à $ 35,4 milliards en 2015, avec essentiellement 15 produits importés dont 5 étaient des produits de base comme le blé, le sucre, le riz, le bœuf et les graines de soja, a rappelé le président de la BAD, Akinwumi Adesina. Une facture qui devrait atteindre $ 111 milliards d’ici 2025…

« Nous devons nous atteler au potentiel de l’agriculture afin de convertir nos zones rurales de zones de misère, d’insécurité latente, de crime et de destitution en zones économiques de prospérité« , a-t-il appelé.

L’agriculture qui représente aujourd’hui 28% du PIB africain, a rappelé le président de la BAD ; 65% de la terre arable non cultivée au monde se trouve en Afrique, ce qui permettrait de nourrir 9 milliards de personnes.

* « packaged food industry globally

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Bonne performance du Fonds national de la finance inclusive auprès des agriculteurs au Togo

 

Lancé en janvier 2014 par l’Etat et les institutions de micro-finance pour combattre  l’exclusion financière d’un certain nombre d’acteurs de la vie économique au Togo, dont les agriculteurs, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) compte aujourd’hui 700 000 bénéficiaires qui ont pu obtenir FCFA 25 milliards.

Le FNFI n’accorde pas directement de crédits mais a recours au mode opératoire du « faire-faire » auprès de 26 institutions de micro-finance. Celles-ci mettent en œuvre trois produits dont un dédié à l’agriculture, l’Accès des agriculteurs aux services financiers (Agrisef), aux côtés de l’Apsef destiné aux pauvres et à l’Ajsef destiné aux jeunes.

L’Agrisef a été lancé en mars 2015. Il a touché 74 754 personnes en 2015 et 70 893 personnes sur la seule période de janvier à octobre 2016, a-t-il été souligné lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi dernier à Lomé. Au total, c’est FCFA 10,3 milliards qui ont été débloqués par le FNFI au profit des institutions de micro-finances dans le cadre de l’Agrisef.

Le taux de remboursement des bénéficiaires vers les institutions de micro-finances atteindrait, en moyenne, 90%, tandis qu’il atteint 100% entre ces mêmes institutions et le FNFI.

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2nd European Microfinance Day

2nd European Microfinance Day

2nd European Microfinance Day  |  20th October 2016

Creating Opportunities beyond Microcredit

 

The European Microfinance Network (EMN) and the Microfinance Centre (MFC) are proud to announce and invite you to the celebration of the second edition of this initiative in the EU.

For this second edition of the European Microfinance Day, EMN and MFC will ask its members to organise local-level activities in order to spread the meaning and function of microfinance: workshops, debates, expositions, meetings, etc. The members have the possibility to organise the day in such a way that it best serves the development of the microfinance sector in their respective areas of activity.

Likewise, EMN and MFC will organise an event in Brussels which will be opened to European policymakers and EU stakeholders. The purpose of this event will be to centralise all the activities that the two networks’ members carried out in the framework of the 2nd EMD. Media coverage will be ensured to give maximal visibility to the Microfinance sector in Europe.2nd-microfinance-day

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Nantes: La fontaine à potabiliser l’eau qui pourrait changer le monde

Il est possible de bâtir un système de microfinance autour du point d’eau.

 

ENVIRONNEMENT La Safe Water Cube, inventée par un Nantais, fournit 1000 litres d’eau potable par heure sans électricité ni maintenance..

Jean-Paul Augereau, 49 ans, inventeur de la Safe water cube.
Jean-Paul Augereau, 49 ans, inventeur de la Safe water cube. – Safe water cube

Frederic Brenon

L’accès à l’eau potable est l’une des problématiques sanitaires majeures dans le monde. Près d’un milliard de personnes en sont dépourvues et des millions en meurent chaque année. C’est pour lutter contre ce fléau et « donner un sens » à sa vie que Jean-Paul Augereau, 49 ans, s’est donné pour mission il y a six ans de trouver une « solution adaptée à toutes les situations, notamment aux villages reculés ».

Les heures de travail passées chez lui, à Carquefou, dans la banlieue nantaise, ont payé et accouché de la Safe Water Cube, un cube en inox mobile mesurant 1,20 m de haut.

Elle élimine les bactéries et virus

« Elle permet de potabiliser n’importe quelle eau de surface, y compris boueuse, que ce soit une mare, un puits ou une rivière, explique Jean-Paul Augereau. Elle fonctionne sans électricité et, surtout, sans maintenance, si ce n’est un entretien avec de l’eau et du vinaigre, un produit qu’on trouve relativement partout. »

Et comment ça marche au juste ? « On verse ou on pompe l’eau dans la cuve de la machine puis on actionne une simple pompe manuelle. L’eau va franchir cinq étapes de filtration mécaniques. La dernière phase est une filtration céramique extrêmement fine qui fait obstacle aux bactéries et virus. A la fin, l’eau ressort potable par un robinet. » *

Quinze exemplaires partent pour Haïti

La Safe Water Cube peut produire ainsi 1000 litres à l’heure, de quoi subvenir aux besoins d’un millier de personnes. « Il existe d’autres systèmes ressemblant mais sa capacité la rend unique au monde », assure Jean-Paul Augereau.

La Safe water cube, machine à produire de l'eau potable.
La Safe water cube, machine à produire de l’eau potable. – Safe water cube

L’invention a convaincu la ville de Nantes depasser commande de quinze exemplaires afin de les expédier sur l’île d’Haïti, dévastée récemment par l’ouragan Matthew. Les fontaines vont quitter la France ce lundi et être acheminées en fin de semaine.

« Fabuleux pour les habitants concernés »

La Safe Water Cube, brevetée et produite par un fonds de dotation, coûte 5.500 euros livrée. Une dizaine de fontaines ont, depuis janvier, déjà été expédiées au Bénin, au Sénégal, en Inde, au Sri Lanka, grâce au financement d’associations. Un projet de livraison de 300 fontaines en Côte d’Ivoire est aussi en discussion.

« Quand on va sur place, on se rend compte que l’arrivée de la Safe Water Cube est fabuleuse pour les habitants concernés, se réjouit Jean-Paul Augereau. Ils sont bien conscients de leur situation et comprennent tout de suite les changements dans leur vie que la machine peut procurer. »

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Saving money

Rs 10 = Rs 200 000 :5647d278-3ddb-4f25-9e81-580159092158-large

If You Save Rs 10 Each Day (which is Very Easy to Save) then in 20 Years, you Shall have : Rs 73,000. 10 X 365 X 20 = Rs 73,000.

But the Power of Compounding is Very Powerful.

Due to Compounding Effect, the Value is Rs 200,000.

Imagine If You Save Rs 100 Each Day, Instead of Rs 10, then the Amount Shall be Very Very Big.

When You Become Old then Put the Above Amount in Fixed Deposit of a Bank & You Shall Earn a Fixed Interest Every Month.

This Shall take Care of Your Old Health & Your Medical Expenses.

You Need Not Depend on Your Kids.

Life is Very Easy. What It Requires is Systematic Planning.

Therefore Save Money Money.

CA FARID BATADA.

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