Bonne performance du Fonds national de la finance inclusive auprès des agriculteurs au Togo

 

Lancé en janvier 2014 par l’Etat et les institutions de micro-finance pour combattre  l’exclusion financière d’un certain nombre d’acteurs de la vie économique au Togo, dont les agriculteurs, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) compte aujourd’hui 700 000 bénéficiaires qui ont pu obtenir FCFA 25 milliards.

Le FNFI n’accorde pas directement de crédits mais a recours au mode opératoire du « faire-faire » auprès de 26 institutions de micro-finance. Celles-ci mettent en œuvre trois produits dont un dédié à l’agriculture, l’Accès des agriculteurs aux services financiers (Agrisef), aux côtés de l’Apsef destiné aux pauvres et à l’Ajsef destiné aux jeunes.

L’Agrisef a été lancé en mars 2015. Il a touché 74 754 personnes en 2015 et 70 893 personnes sur la seule période de janvier à octobre 2016, a-t-il été souligné lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi dernier à Lomé. Au total, c’est FCFA 10,3 milliards qui ont été débloqués par le FNFI au profit des institutions de micro-finances dans le cadre de l’Agrisef.

Le taux de remboursement des bénéficiaires vers les institutions de micro-finances atteindrait, en moyenne, 90%, tandis qu’il atteint 100% entre ces mêmes institutions et le FNFI.

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2nd European Microfinance Day

2nd European Microfinance Day

2nd European Microfinance Day  |  20th October 2016

Creating Opportunities beyond Microcredit

 

The European Microfinance Network (EMN) and the Microfinance Centre (MFC) are proud to announce and invite you to the celebration of the second edition of this initiative in the EU.

For this second edition of the European Microfinance Day, EMN and MFC will ask its members to organise local-level activities in order to spread the meaning and function of microfinance: workshops, debates, expositions, meetings, etc. The members have the possibility to organise the day in such a way that it best serves the development of the microfinance sector in their respective areas of activity.

Likewise, EMN and MFC will organise an event in Brussels which will be opened to European policymakers and EU stakeholders. The purpose of this event will be to centralise all the activities that the two networks’ members carried out in the framework of the 2nd EMD. Media coverage will be ensured to give maximal visibility to the Microfinance sector in Europe.2nd-microfinance-day

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Nantes: La fontaine à potabiliser l’eau qui pourrait changer le monde

Il est possible de bâtir un système de microfinance autour du point d’eau.

 

ENVIRONNEMENT La Safe Water Cube, inventée par un Nantais, fournit 1000 litres d’eau potable par heure sans électricité ni maintenance..

Jean-Paul Augereau, 49 ans, inventeur de la Safe water cube.
Jean-Paul Augereau, 49 ans, inventeur de la Safe water cube. – Safe water cube

Frederic Brenon

L’accès à l’eau potable est l’une des problématiques sanitaires majeures dans le monde. Près d’un milliard de personnes en sont dépourvues et des millions en meurent chaque année. C’est pour lutter contre ce fléau et « donner un sens » à sa vie que Jean-Paul Augereau, 49 ans, s’est donné pour mission il y a six ans de trouver une « solution adaptée à toutes les situations, notamment aux villages reculés ».

Les heures de travail passées chez lui, à Carquefou, dans la banlieue nantaise, ont payé et accouché de la Safe Water Cube, un cube en inox mobile mesurant 1,20 m de haut.

Elle élimine les bactéries et virus

« Elle permet de potabiliser n’importe quelle eau de surface, y compris boueuse, que ce soit une mare, un puits ou une rivière, explique Jean-Paul Augereau. Elle fonctionne sans électricité et, surtout, sans maintenance, si ce n’est un entretien avec de l’eau et du vinaigre, un produit qu’on trouve relativement partout. »

Et comment ça marche au juste ? « On verse ou on pompe l’eau dans la cuve de la machine puis on actionne une simple pompe manuelle. L’eau va franchir cinq étapes de filtration mécaniques. La dernière phase est une filtration céramique extrêmement fine qui fait obstacle aux bactéries et virus. A la fin, l’eau ressort potable par un robinet. » *

Quinze exemplaires partent pour Haïti

La Safe Water Cube peut produire ainsi 1000 litres à l’heure, de quoi subvenir aux besoins d’un millier de personnes. « Il existe d’autres systèmes ressemblant mais sa capacité la rend unique au monde », assure Jean-Paul Augereau.

La Safe water cube, machine à produire de l'eau potable.
La Safe water cube, machine à produire de l’eau potable. – Safe water cube

L’invention a convaincu la ville de Nantes depasser commande de quinze exemplaires afin de les expédier sur l’île d’Haïti, dévastée récemment par l’ouragan Matthew. Les fontaines vont quitter la France ce lundi et être acheminées en fin de semaine.

« Fabuleux pour les habitants concernés »

La Safe Water Cube, brevetée et produite par un fonds de dotation, coûte 5.500 euros livrée. Une dizaine de fontaines ont, depuis janvier, déjà été expédiées au Bénin, au Sénégal, en Inde, au Sri Lanka, grâce au financement d’associations. Un projet de livraison de 300 fontaines en Côte d’Ivoire est aussi en discussion.

« Quand on va sur place, on se rend compte que l’arrivée de la Safe Water Cube est fabuleuse pour les habitants concernés, se réjouit Jean-Paul Augereau. Ils sont bien conscients de leur situation et comprennent tout de suite les changements dans leur vie que la machine peut procurer. »

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Saving money

Rs 10 = Rs 200 000 :5647d278-3ddb-4f25-9e81-580159092158-large

If You Save Rs 10 Each Day (which is Very Easy to Save) then in 20 Years, you Shall have : Rs 73,000. 10 X 365 X 20 = Rs 73,000.

But the Power of Compounding is Very Powerful.

Due to Compounding Effect, the Value is Rs 200,000.

Imagine If You Save Rs 100 Each Day, Instead of Rs 10, then the Amount Shall be Very Very Big.

When You Become Old then Put the Above Amount in Fixed Deposit of a Bank & You Shall Earn a Fixed Interest Every Month.

This Shall take Care of Your Old Health & Your Medical Expenses.

You Need Not Depend on Your Kids.

Life is Very Easy. What It Requires is Systematic Planning.

Therefore Save Money Money.

CA FARID BATADA.

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Epargne : sommes-nous vraiment champions d’Europe ?

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Dédé, comme l’ensemble des Français, devait en être convaincu. Les Portugais, et Ronaldo, on  allait les bouffer. CHAMPIONS D’EUROPE !

Ainsi vont les Français. La peau de l’ours ? Vendue avant de l’avoir tué… Nous sommes beaux, grands, forts et… pas toujours objectifs. L’information recoupée, vérifiée, qu’importe ! Une bonne affirmation, faite de manière péremptoire, fera parfaitement l’affaire.

L’autre jour, un conseiller m’interpellait sur un réseau social sur le taux d’épargne des Français, se vantant de  notre position de champion d’Europe. C’était peut-être avant que Ronaldo ne quitte le terrain…

Le graphique publié, extrait du dernier observatoire de l’épargne réglementée,  nous montre le taux d’épargne dans quatre pays européens (France, Allemagne, Italie et Espagne), sans oublier la moyenne de zone euro. Une analyse objective nous amène à faire trois constats :

1 – Nous ne sommes pas champions d’Europe de l’épargne.

Certes, la France affiche de bons scores sur l’approche globale (immobilier + finance), mais les Allemands sont nettement au dessus de nous (graphique de gauche).

2 – Epargne financière : les Espagnols nous font la nique !

Le taux d’épargne se décompose entre l’épargne immobilière (acquisition de logements neufs) et épargne financière. Si l’on se focalise sur cette dernière, la France est derrière l’Allemagne, mais l’Espagne lui est passée devant à partir de 2013 (graphique de droite).

3 – Comparée à la moyenne européenne, la France fait un peu mieux sans plus…

Toujours sur le critère de l’épargne financière, force est de constater que la France est juste un peu au dessus de la moyenne européenne : moins de 2 points.

Morale de l’histoire : affirmer de manière péremptoire que nous sommes les champions d’Europe de l’épargne est un mensonge éhonté. D’ailleurs, rien ne démontre que notre épargne est suffisante à faire faire à nos besoins de financement (public et secteur privé).  Tel n’est en effet pas le cas ! De grâce, arrêtez donc de faire « Cocorico ». Il est temps de se mettre au boulot…

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LES BANQUES SOUS PRESSION

LES BANQUES SOUS PRESSION

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Mettre du réseau dans son projet

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De multiples réseaux peuvent se développer au sein d’une organisation pour créer des liens entre des personnes ou des unités qui, appartenant à des entités différentes, ont peu ou pas de cadre pour coopérer. Ces réseaux, nécessairement transversaux, peuvent prendre des formes très diverses : réseaux fonctionnels, communautés de pratiques… Par ailleurs, leur fonctionnement est facilité par les technologies digitales. Les réseaux sociaux d’entreprise en sont une bonne illustration.

Mais on peut imaginer aller encore plus loin et recourir à la notion de réseau pour structurer l’ensemble de l’organisation. Elle devient alors une entreprise réseau. Cette dernière permet l’émergence de combinaisons éphémères et évolutives en fonction de la modification des exigences de performance. A un instant donné, une certaine hiérarchie provisoire s’établit entre les différentes unités organisationnelles pour répondre à un objectif stratégique donné. Au cours de la phase suivante, une autre hiérarchie s’établit pour répondre à un nouvel objectif stratégique.

Les 3 composants d’une structure en réseau

Une structure en réseau comporte trois composants :

  • des axes stratégiques qui portent une logique organisationnelle spécifique (fonctionnelle, divisionnelle par produits, clients, zones géographiques,…) et que l’organisation poursuit simultanément sans les hiérarchiser ;
  • des unités de base qui sont centrées sur un résultat particulier ou une compétence spécifique ;
  • des pôles qui regroupent des unités de base sur un axe stratégique pour répondre à un enjeu particulier.

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QU’EST-CE QUI SE CACHE DERRIÈRE LE COÛT DU CRÉDIT ?

Le coût d’un crédit prend en compte une multitude de paramètres. On dit qu’il peut être divisé en trois parts. Pour fixer le taux d’intérêt d’un crédit, les banques prennent en compte le coût de l’argent qu’elles achètent sur les marchés financiers, les frais de fabrication de l’emprunt, et enfin le risque que présente le dossier de l’emprunteur.

DE QUOI EST COMPOSÉ LE TAUX D’INTÉRÊT ?

LA POLITIQUE MONÉTAIRE

Pour calculer le coût du crédit, la banque tient compte des taux pour se financer sur les marchés financiers. Et si les taux sont aussi bas aujourd’hui, c’est parce que le taux directeur fixé par la Banque centrale européenne (BCE) est tombé pour la première fois de son histoire à 0%. Objectif, inciter les agents économiques à emprunter pour investir, et ainsi relancer l’économie et l’inflation.

LE CONTEXTE MACROÉCONOMIQUE

Pour les taux fixes, la banque va se baser sur l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor à 10 ans). En clair, c’est le taux d’intérêt auquel l’Etat emprunte à 10 ans. Aujourd’hui, ce taux fluctue autour des 0,4% un record de faiblesse. Un niveau artificiellement bas car lié à la politique très accommodante de la BCE qui s’est traduit par un excédent de liquidités et l’engagement de racheter la dette souveraine des pays européens. Résultat l’Etat Français emprunte à taux négatifs… jusqu’à 7 ans ! Ceci explique pourquoi les conditions d’emprunts sont exceptionnellement bonnes aujourd’hui. En revanche, si le crédit est à taux variable, au lieu de l’OAT, la banque va se baser sur l‘Euribor. C’est le taux de référence pratiqué par les banques pour se prêter de l’argent, entre elles, en euros. A noter que le taux de l’Euribor entre également dans la formule qui compose le taux du Livret A.

LA COMMISSION DE LA BANQUE

Vous empruntez un capital, sur lequel la banque ajoute un taux d’intérêt mais aussi des frais annexes, notamment des frais de dossiers.La banque va ajouter les frais de fabrication du prêt (salaire des employés, logiciels, etc.) et sa marge qui lui permet de rentabiliser son prêt. A noter que beaucoup de banques imposent une domiciliation des comptes bancaires, ce qui nécessite souvent toute une série de démarches pour rapatrier tous vos avoirs financiers au sein de l’institution qui consentira de vous prêter. Et si vous refusez la domiciliation de vos comptes, la banque peut vous « sanctionner » avec un taux plus élevé.

LES GARANTIES

Pour se protéger contre les risques d’impayés, les banques prennent des garanties. Les principales sont l’hypothèque et la caution,donnée par une société spécialisée. Si le crédit est garanti par une hypothèque, le contrat de prêt est obligatoirement passé devant notaire, alors qu’avec une caution, vous ne payez pas de frais d’acte notarié. Comptez, de façon générale, 2 % du capital emprunté.

ASSURANCE

Le taux d’un crédit s’entend généralement hors assurances. Pour connaître le coût total et réel du prêt, il faut donc encore ajouter le prix de l’assurance décès invalidité. En moyenne, l’assurance de prêt représente 0,30% du montant emprunté.b3e127c5912dff2bf5e3eeb820cf704f5d0d7202

LA SITUATION PERSONNELLE

De loin le critère plus important. Pour estimer le risque, la banque examine à la loupe le dossier de l’emprunteur. Elle se base sur les revenus, le montant de l’apport personnel, le reste à vivre, mais aussi et surtout le niveau d’endettement… etc. Plus le profil de l’emprunteur est considéré comme risqué par la banque, plus le taux d’intérêt de votre emprunt sera élevé, et plus ce dernier vous coûtera cher. C’est pourquoi on conseille de bien ficeler son plan de financement.

Enfin l’un des éléments les plus importants c’est bien sûr la durée de l’emprunt. Plus la durée de l’emprunt est longue, plus le risque de ne pas pouvoir honorer son emprunt augmente, et plus le coût du crédit sera élevé. Pour résumer, la banque fixe le taux en fonction du risque qu’elle prend lorsqu’elle prête à un particulier. Plus le risque client est élevé, plus le taux d’intérêt monte.

LE PROJET

S’il s’agit d’un prêt pour financer l’acquisition de votre résidence principale, ou pour s’acheter la Porsche de vos rêves, ce ne sera pas le même type de crédit. Dans le premier cas ce sera logiquement un crédit immobilier, et dans le second, un crédit à la consommation.

Contrairement aux idées reçues recourir à un crédit à la consommation n’est pas forcément plus onéreux qu’un crédit immobilier puisqu’on emprunte sur des plus petits montants et en général sur des durées plus courtes. Outre son accessibilité, le crédit à la consommation offre par ailleurs de multiples solutions d’investissement, et même le financement à crédit de parts de SCPI, à condition que ce soit sur de faibles montants.

A l’heure où les taux sont au plus bas, de plus en plus d’épargnants optent pour cette opportunité qui permet de se constituer un patrimoine immobilier tout en profitant de l’effet levier du crédit. Seul problème, les banques ne prêtent pas facilement pour financer l’achat de parts de SCPI…souvent il s’agit d’un crédit immobilier, sur des durées longues avec un ticket d’entrée assez élevé. Mais bonne nouvelle, les taux exceptionnellement bas et le recours au crédit à la consommation rendent cet investissement de plus en plus accessible, parfois à partir de 30 000 euros et sans apport. De quoi démocratiser des solutions intelligentes qui permettent, même pour de petites sommes, d’accéder au dynamisme du marché immobilier via la pierre-papier, tout en profitant du levier du crédit pour se constituer un patrimoine.

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Partager les risques autour des chaînes de valeur pour financer l’agriculture en Afrique

Comment financer l’agriculture africaine ? elaia-alpha_0Quel mécanisme concevoir pour  faciliter l’augmentation des niveaux de financement de l’agriculture ? Comment partager les risques dans les chaînes de valeur ? Telles seront une partie des questions débattues lors d’un atelier organisé par la Banque africaine de développement (BAD) qui s’est ouvert le 12 juillet à Nairobi au Kenya sur le thème « L’établissement d’un mécanisme de partage des risques et de financement de l’agriculture africaine ».

Dans une note préliminaire, la BAD observe qu’à l’heure actuelle, la part des prêts de banques commerciales à l’agriculture en Afrique reste très faible, allant de 3% en Sierra Leone, à 4% au Ghana et au Kenya, 6% en Ouganda, 8% au Mozambique  et 12% en Tanzanie. En moyenne, seulement environ 5% des ressources nationales sont allouées au secteur agricole. Et très fréquemment, ce sont des financements à court terme.  L’agriculture manque donc cruellement de capital alors qu’elle emploie 60% de la population et contribue entre 20 et 30% au PIB africain. La raison ? En partie un risque perçu comme élevé et des rendements modestes ainsi que les coûts de l’extension des infrastructures bancaires traditionnelles dans les zones rurales.

En moyenne, seulement environ 5% des ressources nationales sont allouées au secteur agricole

Sans compter les limites internes à l’agriculture comme sa faible productivité, des chaînes d’approvisionnement fragmentées, l’insuffisance d’infrastructures et des politiques insuffisantes dans des domaines aussi variés que la sécurité alimentaire, les règlements d’importation et le régime foncier.

Ce manque cruel de financement s’observe tout au long de la chaîne de valeur, des petits agriculteurs aux exploitants commerciaux, des PME dans l’agro-industrie et la transformation aux entreprises d’intrants, de semences, de logistique ou encore aux fournisseurs d’espace de stockage. La demande de financement dans l’agriculture couvre un éventail de différents types de capitaux, de financement du commerce à court terme à la dette à long terme et de l’investissement en actions.

De nombreux mécanismes de financement novateurs peuvent catalyser la croissance dans le secteur de l’agriculture africaine, et plusieurs sont en cours de déploiement aujourd’hui, affirme la BAD.  Dans le cadre de cet atelier, la BAD cherchera à collaborer avec les gouvernements africains et les institutions financières pour concevoir un mécanisme novateur qui facilitera augmentation du financement du secteur de l’agriculture par la  réduction des risques dans le chaînes de valeur, ce qui réduira les coûts de transaction et permettra le déverrouillage des flux financiers dans le secteur de l’agriculture à l’échelle de tout le continent.

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« 81 % des emprunteurs en microfinance sont des femmes »

Pour la septième année consécutive, l’association Convergences publie le Baromètre 2016 de la microfinance. Jean-Luc Perron, son vice-président, explique comment se porte le secteur.

À quoi sert la microfinance ?

Jean-Luc Perron : Elle a pour mission de donner accès aux prêts et aux assurances à des populations défavorisées, en Inde ou en Afrique par exemple. Ces nouvelles sources d’argent leur permettent de créer commerces et entreprises, qui participent au développement économique des régions pauvres.

Cette branche de l’économie contribue pleinement à la réalisation des 17 objectifs de développement durable de l’ONU, de l’éradication de la pauvreté à la promotion de l’autonomisation des femmes.

Comment se porte la microfinance en 2015 ?

J. L. P. : Les rythmes antérieurs de croissance, d’environ 30 % par an, ne sont plus d’actualité, notamment depuis la crise financière mondiale qui a touché la microfinance de manière indirecte. Mais le secteur continue à croître. Selon le baromètre Convergences (1), 112 millions de personnes ont emprunté 87 milliards de dollars en 2014, soit une progression de 12,6 % en un an. Et 81 % des emprunteurs sont des femmes.

Le sommet mondial du microcrédit a annoncé des chiffres encore plus élevés, avec au total 200 millions d’emprunteurs. La majorité des emprunteurs – 64 millions de personnes – se trouvent en Asie du Sud. Suit la région Amérique Latine et Caraïbes.

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La microfinance a été sévèrement critiquée il y a quelques années, après une vague de suicides d’hommes et de femmes croulant sous les dettes. Quelles mesures ont été prises pour éviter ce type de dérives ?

J. L. P. : Ces drames ont eu lieu en 2010, en Inde, dans la région indienne de l’Andhra Pradesh. Cette région regroupait 7 % de la population du pays mais concentrait plus de 30 % des emprunteurs en microfinance. Les suicides ont déclenché un phénomène médiatique très négatif pour le secteur.

Le pouvoir politique indien s’est emparé du sujet très rapidement. Un cadre réglementaire très exigeant a été créé. La Banque nationale indienne délivre une autorisation aux Institutions de microfinance. Celles-ci doivent attester d’un capital minimum et se soumettre à un encadrement de leurs pratiques de prêts.

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Aucune régulation n’existe à l’échelle mondiale. Certaines zones sont réglementées au niveau régional – c’est le cas de l’Afrique de l’Ouest avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. D’autres gouvernements disposent de mesures nationales. Depuis les derniers scandales, le secteur a également engagé une procédure d’autorégulation.

La microfinance est beaucoup plus développée en Asie et en Amérique Latine que sur le continent africain. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

J. L. P. : La situation de l’Afrique s’explique par son retard en termes de développement économique. La microfinance a besoin d’un minimum de conditions d’encadrement et d’infrastructures pour pouvoir se développer. L’Amérique Latine et l’Asie disposent, elles, d’installations durables depuis plusieurs années. Mais ResponsAbility, le plus grand investisseur dans le monde, prévoit quand même une croissance de 10 à 15 % en Afrique du Nord et 15 à 20 % en Afrique subsaharienne pour 2015.

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Recueillis par Justine Benoit

(1) L’enquête de l’association Convergences s’appuie sur le MIX Market, base de données mondiale des chiffres clés d’environ 1 300 instituts de microfinance dans le monde.

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