Epargne : sommes-nous vraiment champions d’Europe ?

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Dédé, comme l’ensemble des Français, devait en être convaincu. Les Portugais, et Ronaldo, on  allait les bouffer. CHAMPIONS D’EUROPE !

Ainsi vont les Français. La peau de l’ours ? Vendue avant de l’avoir tué… Nous sommes beaux, grands, forts et… pas toujours objectifs. L’information recoupée, vérifiée, qu’importe ! Une bonne affirmation, faite de manière péremptoire, fera parfaitement l’affaire.

L’autre jour, un conseiller m’interpellait sur un réseau social sur le taux d’épargne des Français, se vantant de  notre position de champion d’Europe. C’était peut-être avant que Ronaldo ne quitte le terrain…

Le graphique publié, extrait du dernier observatoire de l’épargne réglementée,  nous montre le taux d’épargne dans quatre pays européens (France, Allemagne, Italie et Espagne), sans oublier la moyenne de zone euro. Une analyse objective nous amène à faire trois constats :

1 – Nous ne sommes pas champions d’Europe de l’épargne.

Certes, la France affiche de bons scores sur l’approche globale (immobilier + finance), mais les Allemands sont nettement au dessus de nous (graphique de gauche).

2 – Epargne financière : les Espagnols nous font la nique !

Le taux d’épargne se décompose entre l’épargne immobilière (acquisition de logements neufs) et épargne financière. Si l’on se focalise sur cette dernière, la France est derrière l’Allemagne, mais l’Espagne lui est passée devant à partir de 2013 (graphique de droite).

3 – Comparée à la moyenne européenne, la France fait un peu mieux sans plus…

Toujours sur le critère de l’épargne financière, force est de constater que la France est juste un peu au dessus de la moyenne européenne : moins de 2 points.

Morale de l’histoire : affirmer de manière péremptoire que nous sommes les champions d’Europe de l’épargne est un mensonge éhonté. D’ailleurs, rien ne démontre que notre épargne est suffisante à faire faire à nos besoins de financement (public et secteur privé).  Tel n’est en effet pas le cas ! De grâce, arrêtez donc de faire « Cocorico ». Il est temps de se mettre au boulot…

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LES BANQUES SOUS PRESSION

LES BANQUES SOUS PRESSION

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Mettre du réseau dans son projet

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De multiples réseaux peuvent se développer au sein d’une organisation pour créer des liens entre des personnes ou des unités qui, appartenant à des entités différentes, ont peu ou pas de cadre pour coopérer. Ces réseaux, nécessairement transversaux, peuvent prendre des formes très diverses : réseaux fonctionnels, communautés de pratiques… Par ailleurs, leur fonctionnement est facilité par les technologies digitales. Les réseaux sociaux d’entreprise en sont une bonne illustration.

Mais on peut imaginer aller encore plus loin et recourir à la notion de réseau pour structurer l’ensemble de l’organisation. Elle devient alors une entreprise réseau. Cette dernière permet l’émergence de combinaisons éphémères et évolutives en fonction de la modification des exigences de performance. A un instant donné, une certaine hiérarchie provisoire s’établit entre les différentes unités organisationnelles pour répondre à un objectif stratégique donné. Au cours de la phase suivante, une autre hiérarchie s’établit pour répondre à un nouvel objectif stratégique.

Les 3 composants d’une structure en réseau

Une structure en réseau comporte trois composants :

  • des axes stratégiques qui portent une logique organisationnelle spécifique (fonctionnelle, divisionnelle par produits, clients, zones géographiques,…) et que l’organisation poursuit simultanément sans les hiérarchiser ;
  • des unités de base qui sont centrées sur un résultat particulier ou une compétence spécifique ;
  • des pôles qui regroupent des unités de base sur un axe stratégique pour répondre à un enjeu particulier.

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QU’EST-CE QUI SE CACHE DERRIÈRE LE COÛT DU CRÉDIT ?

Le coût d’un crédit prend en compte une multitude de paramètres. On dit qu’il peut être divisé en trois parts. Pour fixer le taux d’intérêt d’un crédit, les banques prennent en compte le coût de l’argent qu’elles achètent sur les marchés financiers, les frais de fabrication de l’emprunt, et enfin le risque que présente le dossier de l’emprunteur.

DE QUOI EST COMPOSÉ LE TAUX D’INTÉRÊT ?

LA POLITIQUE MONÉTAIRE

Pour calculer le coût du crédit, la banque tient compte des taux pour se financer sur les marchés financiers. Et si les taux sont aussi bas aujourd’hui, c’est parce que le taux directeur fixé par la Banque centrale européenne (BCE) est tombé pour la première fois de son histoire à 0%. Objectif, inciter les agents économiques à emprunter pour investir, et ainsi relancer l’économie et l’inflation.

LE CONTEXTE MACROÉCONOMIQUE

Pour les taux fixes, la banque va se baser sur l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor à 10 ans). En clair, c’est le taux d’intérêt auquel l’Etat emprunte à 10 ans. Aujourd’hui, ce taux fluctue autour des 0,4% un record de faiblesse. Un niveau artificiellement bas car lié à la politique très accommodante de la BCE qui s’est traduit par un excédent de liquidités et l’engagement de racheter la dette souveraine des pays européens. Résultat l’Etat Français emprunte à taux négatifs… jusqu’à 7 ans ! Ceci explique pourquoi les conditions d’emprunts sont exceptionnellement bonnes aujourd’hui. En revanche, si le crédit est à taux variable, au lieu de l’OAT, la banque va se baser sur l‘Euribor. C’est le taux de référence pratiqué par les banques pour se prêter de l’argent, entre elles, en euros. A noter que le taux de l’Euribor entre également dans la formule qui compose le taux du Livret A.

LA COMMISSION DE LA BANQUE

Vous empruntez un capital, sur lequel la banque ajoute un taux d’intérêt mais aussi des frais annexes, notamment des frais de dossiers.La banque va ajouter les frais de fabrication du prêt (salaire des employés, logiciels, etc.) et sa marge qui lui permet de rentabiliser son prêt. A noter que beaucoup de banques imposent une domiciliation des comptes bancaires, ce qui nécessite souvent toute une série de démarches pour rapatrier tous vos avoirs financiers au sein de l’institution qui consentira de vous prêter. Et si vous refusez la domiciliation de vos comptes, la banque peut vous « sanctionner » avec un taux plus élevé.

LES GARANTIES

Pour se protéger contre les risques d’impayés, les banques prennent des garanties. Les principales sont l’hypothèque et la caution,donnée par une société spécialisée. Si le crédit est garanti par une hypothèque, le contrat de prêt est obligatoirement passé devant notaire, alors qu’avec une caution, vous ne payez pas de frais d’acte notarié. Comptez, de façon générale, 2 % du capital emprunté.

ASSURANCE

Le taux d’un crédit s’entend généralement hors assurances. Pour connaître le coût total et réel du prêt, il faut donc encore ajouter le prix de l’assurance décès invalidité. En moyenne, l’assurance de prêt représente 0,30% du montant emprunté.b3e127c5912dff2bf5e3eeb820cf704f5d0d7202

LA SITUATION PERSONNELLE

De loin le critère plus important. Pour estimer le risque, la banque examine à la loupe le dossier de l’emprunteur. Elle se base sur les revenus, le montant de l’apport personnel, le reste à vivre, mais aussi et surtout le niveau d’endettement… etc. Plus le profil de l’emprunteur est considéré comme risqué par la banque, plus le taux d’intérêt de votre emprunt sera élevé, et plus ce dernier vous coûtera cher. C’est pourquoi on conseille de bien ficeler son plan de financement.

Enfin l’un des éléments les plus importants c’est bien sûr la durée de l’emprunt. Plus la durée de l’emprunt est longue, plus le risque de ne pas pouvoir honorer son emprunt augmente, et plus le coût du crédit sera élevé. Pour résumer, la banque fixe le taux en fonction du risque qu’elle prend lorsqu’elle prête à un particulier. Plus le risque client est élevé, plus le taux d’intérêt monte.

LE PROJET

S’il s’agit d’un prêt pour financer l’acquisition de votre résidence principale, ou pour s’acheter la Porsche de vos rêves, ce ne sera pas le même type de crédit. Dans le premier cas ce sera logiquement un crédit immobilier, et dans le second, un crédit à la consommation.

Contrairement aux idées reçues recourir à un crédit à la consommation n’est pas forcément plus onéreux qu’un crédit immobilier puisqu’on emprunte sur des plus petits montants et en général sur des durées plus courtes. Outre son accessibilité, le crédit à la consommation offre par ailleurs de multiples solutions d’investissement, et même le financement à crédit de parts de SCPI, à condition que ce soit sur de faibles montants.

A l’heure où les taux sont au plus bas, de plus en plus d’épargnants optent pour cette opportunité qui permet de se constituer un patrimoine immobilier tout en profitant de l’effet levier du crédit. Seul problème, les banques ne prêtent pas facilement pour financer l’achat de parts de SCPI…souvent il s’agit d’un crédit immobilier, sur des durées longues avec un ticket d’entrée assez élevé. Mais bonne nouvelle, les taux exceptionnellement bas et le recours au crédit à la consommation rendent cet investissement de plus en plus accessible, parfois à partir de 30 000 euros et sans apport. De quoi démocratiser des solutions intelligentes qui permettent, même pour de petites sommes, d’accéder au dynamisme du marché immobilier via la pierre-papier, tout en profitant du levier du crédit pour se constituer un patrimoine.

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Partager les risques autour des chaînes de valeur pour financer l’agriculture en Afrique

Comment financer l’agriculture africaine ? elaia-alpha_0Quel mécanisme concevoir pour  faciliter l’augmentation des niveaux de financement de l’agriculture ? Comment partager les risques dans les chaînes de valeur ? Telles seront une partie des questions débattues lors d’un atelier organisé par la Banque africaine de développement (BAD) qui s’est ouvert le 12 juillet à Nairobi au Kenya sur le thème « L’établissement d’un mécanisme de partage des risques et de financement de l’agriculture africaine ».

Dans une note préliminaire, la BAD observe qu’à l’heure actuelle, la part des prêts de banques commerciales à l’agriculture en Afrique reste très faible, allant de 3% en Sierra Leone, à 4% au Ghana et au Kenya, 6% en Ouganda, 8% au Mozambique  et 12% en Tanzanie. En moyenne, seulement environ 5% des ressources nationales sont allouées au secteur agricole. Et très fréquemment, ce sont des financements à court terme.  L’agriculture manque donc cruellement de capital alors qu’elle emploie 60% de la population et contribue entre 20 et 30% au PIB africain. La raison ? En partie un risque perçu comme élevé et des rendements modestes ainsi que les coûts de l’extension des infrastructures bancaires traditionnelles dans les zones rurales.

En moyenne, seulement environ 5% des ressources nationales sont allouées au secteur agricole

Sans compter les limites internes à l’agriculture comme sa faible productivité, des chaînes d’approvisionnement fragmentées, l’insuffisance d’infrastructures et des politiques insuffisantes dans des domaines aussi variés que la sécurité alimentaire, les règlements d’importation et le régime foncier.

Ce manque cruel de financement s’observe tout au long de la chaîne de valeur, des petits agriculteurs aux exploitants commerciaux, des PME dans l’agro-industrie et la transformation aux entreprises d’intrants, de semences, de logistique ou encore aux fournisseurs d’espace de stockage. La demande de financement dans l’agriculture couvre un éventail de différents types de capitaux, de financement du commerce à court terme à la dette à long terme et de l’investissement en actions.

De nombreux mécanismes de financement novateurs peuvent catalyser la croissance dans le secteur de l’agriculture africaine, et plusieurs sont en cours de déploiement aujourd’hui, affirme la BAD.  Dans le cadre de cet atelier, la BAD cherchera à collaborer avec les gouvernements africains et les institutions financières pour concevoir un mécanisme novateur qui facilitera augmentation du financement du secteur de l’agriculture par la  réduction des risques dans le chaînes de valeur, ce qui réduira les coûts de transaction et permettra le déverrouillage des flux financiers dans le secteur de l’agriculture à l’échelle de tout le continent.

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« 81 % des emprunteurs en microfinance sont des femmes »

Pour la septième année consécutive, l’association Convergences publie le Baromètre 2016 de la microfinance. Jean-Luc Perron, son vice-président, explique comment se porte le secteur.

À quoi sert la microfinance ?

Jean-Luc Perron : Elle a pour mission de donner accès aux prêts et aux assurances à des populations défavorisées, en Inde ou en Afrique par exemple. Ces nouvelles sources d’argent leur permettent de créer commerces et entreprises, qui participent au développement économique des régions pauvres.

Cette branche de l’économie contribue pleinement à la réalisation des 17 objectifs de développement durable de l’ONU, de l’éradication de la pauvreté à la promotion de l’autonomisation des femmes.

Comment se porte la microfinance en 2015 ?

J. L. P. : Les rythmes antérieurs de croissance, d’environ 30 % par an, ne sont plus d’actualité, notamment depuis la crise financière mondiale qui a touché la microfinance de manière indirecte. Mais le secteur continue à croître. Selon le baromètre Convergences (1), 112 millions de personnes ont emprunté 87 milliards de dollars en 2014, soit une progression de 12,6 % en un an. Et 81 % des emprunteurs sont des femmes.

Le sommet mondial du microcrédit a annoncé des chiffres encore plus élevés, avec au total 200 millions d’emprunteurs. La majorité des emprunteurs – 64 millions de personnes – se trouvent en Asie du Sud. Suit la région Amérique Latine et Caraïbes.

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La microfinance a été sévèrement critiquée il y a quelques années, après une vague de suicides d’hommes et de femmes croulant sous les dettes. Quelles mesures ont été prises pour éviter ce type de dérives ?

J. L. P. : Ces drames ont eu lieu en 2010, en Inde, dans la région indienne de l’Andhra Pradesh. Cette région regroupait 7 % de la population du pays mais concentrait plus de 30 % des emprunteurs en microfinance. Les suicides ont déclenché un phénomène médiatique très négatif pour le secteur.

Le pouvoir politique indien s’est emparé du sujet très rapidement. Un cadre réglementaire très exigeant a été créé. La Banque nationale indienne délivre une autorisation aux Institutions de microfinance. Celles-ci doivent attester d’un capital minimum et se soumettre à un encadrement de leurs pratiques de prêts.

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Aucune régulation n’existe à l’échelle mondiale. Certaines zones sont réglementées au niveau régional – c’est le cas de l’Afrique de l’Ouest avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. D’autres gouvernements disposent de mesures nationales. Depuis les derniers scandales, le secteur a également engagé une procédure d’autorégulation.

La microfinance est beaucoup plus développée en Asie et en Amérique Latine que sur le continent africain. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

J. L. P. : La situation de l’Afrique s’explique par son retard en termes de développement économique. La microfinance a besoin d’un minimum de conditions d’encadrement et d’infrastructures pour pouvoir se développer. L’Amérique Latine et l’Asie disposent, elles, d’installations durables depuis plusieurs années. Mais ResponsAbility, le plus grand investisseur dans le monde, prévoit quand même une croissance de 10 à 15 % en Afrique du Nord et 15 à 20 % en Afrique subsaharienne pour 2015.

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Recueillis par Justine Benoit

(1) L’enquête de l’association Convergences s’appuie sur le MIX Market, base de données mondiale des chiffres clés d’environ 1 300 instituts de microfinance dans le monde.

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Semaine Africaine de la Microfinance

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Research Meets Africa

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Suite à l’atelier de recherche Research Meets Africa qui s’est tenu dans le cadre de la Semaine Africaine de la Microfinance 2015 à Dakar, les différents papiers de recherche sélectionnés et présentés ont été rassemblés dansun recueil que vous pouvez télécharger gratuitement. L’atelier, consacré à la recherche sur l’innovation, a réuni chercheurs et experts sur le thème : « Favoriser la recherche sur l’innovation pour accélérer l’inclusion financière rurale en Afrique ».

Dans la même thématique de finance rurale, ADA vient de publier un nouveau numéro de sa revue Passerelles dédiée au sujet et intitulée « Finance rurale : Perspectives de trois continents ».
Téléchargez-la gratuitement sur notre site.

Et très bientôt, toutes les informations sur la prochaine SAM en 2017 !

Research Meets Africa

The research papers selected and presented during the Research Meets Africaworkshop that took place in the framework of the African Microfinance Week 2015 in Dakar have been compiled in a publication that you can download for free. The workshop leveraged research on innovations and gathered expertise on the topic « Accelerating Research on Innovations for Rural Financial Inclusion in Africa ».

Within the same rural finance subject, ADA has just released the latestPasserelles titled: « Rural finance: Insights from three continents ». Download it for free on our website.

Further news on the next SAM in 2017 coming very soon! 

La SAM 2015 a été soutenue par :

The SAM 2015 was supported by:

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Neuf idées surprenantes sur les femmes bretonnes en milieu rural, le leadership et le défi économique des exploitations agricoles


2097238962Que devraient faire les agriculteurs/éleveurs et le gouvernement pour remédier aux inégalités?

Ci-dessous quelques recommandations stratégiques en matière d’inclusivité des femmes dans la gestion des exploitations agricoles en Bretagne et la France :

  • Résoudre la question de l’autonomisation économique des femmes en renforçant les liens entre l’éducation, l’emploi et l’entrepreneuriat.
  • Favoriser la conciliation travail-vie par la mise en place de mécanismes infrastructurels en matière de services sociaux (soins aux enfants, aux personnes âgées, aux personnes malades et aux personnes handicapées) et leur amélioration.
  • Augmenter le nombre de femmes chefs d’exploitations agricoles.
  • Assurer l’accès des femmes rurales aux actifs financiers et productifs ainsi qu’aux marchés.
  • Éliminer la discrimination dans les milieux de travail, faire respecter les droits prévus par la loi et promouvoir l’égalité des chances.
  • Renforcer les réseaux économiques, sociaux et politiques des femmes vivant de l’exploitation agricole.
  • Soutenir les exploitations agricoles détenues par des femmes et l’innovation des femmes rurales.
  • Encourager les femmes à participer à la création de modèles de consommation durables et à la croissance verte.
  • Assurer une protection sociale adéquate et améliorer les conditions de travail des femmes rurales.
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Cultivate your own garden ! (Muhammad Yunus)

Comment faire pousser 100 kilos de pommes de terre par an sur votre balcon

Par I Publié le 26 Février 2016

 

Inspirée de la permaculture, la « tour de patates » est une technique qui permet aux jardiniers urbains d’atteindre des records de rendement. Le tout en utilisant très peu d’espace, comme celui offert par un balcon ou une terrasse.


Des tours à pomme de terre (Crédit : Wormwool/Flickr CC)

Des tours à pomme de terre (Crédit : Wormwool/Flickr CC)

Tous les jardiniers en herbe n’ont pas la chance d’avoir un jardin. Mais pour ceux qui voudraient cultiver des pommes de terre dans peu d’espace, il existe désormais une technique : la tour de patates. Très facile à bâtir, elle ne requiert qu’un peu de terreau et quelques matériaux de récupération. Inspirée de la permaculture, cette technique permet d’obtenir des rendements allant jusqu’à100 kilos par mètre carré et par an !

Le principe est le même que celui de la culture traditionnelle de la pomme de terre : le buttage. Pour forcer le plant à produire plus de tubercules, on rajoute régulièrement de la terre à la base de celui-ci. Ainsi le plant gagne en hauteur et donc en racines.


Une tour à patate en pneus (Crédit : Tony Buser/Flickr CC)

Une tour à patate en pneus (Crédit : Tony Buser/Flickr CC)

Pneus, planches, grillage ou cabas

Pour bâtir une tour de patates, il existe différentes techniques : pneus empilés, cadres en bois ou encore tubes en grillage. Mais la plus simple reste celle du cabas de supermarché.

On peut également utiliser un ancien sac de terreau ou acheter un sac conçu pour cet usage en jardinerie afin de bénéficier de plus de volume. Il faut cependant que ce contenant en plastique soit percé au fond, ou légèrement perméable comme celui d’un cabas, afin d’éviter la stagnation de l’eau.


La méthode la plus simple utilise un sac cabas (Crédit : Charlotte Powell/Flickr CC)

La méthode la plus simple utilise un sac cabas (Crédit : Charlotte Powell/Flickr CC)

À l’intérieur, déposez 15 centimètres de terreau. Placez-y les plants de pomme de terre, en cercle, en maintenant une distance de 20 à 30 centimètres entre eux. La meilleure période pour planter s’étend de la mi-mars jusqu’à la mi-mai sur la côte Atlantique et dans le sud. Pour les régions plus froides, il faut planter à partir d’avril.

Pour bien réussir sa récolte, il est conseillé de choisir des variétés à bon rendement, comme la safrane. Il faut aussi une terre riche et peu calcaire, par exemple un terreau de plantation ou du compost.

 Boîtes à oeufs

Afin de gagner quelques semaines sur la récolte, on peut également faire pré-germer les plants de patate avant de les planter. Pour cela, il faut les placer un par un dans des boites à œufs et mettre celles-ci dans un endroit ensoleillé et hors-gel. Ainsi, au lieu de longs germes blancs et cassants, ils formeront de petits germes très pigmentés.


Une tour en cadre de bois (Crédit : Chiot's run/Flickr CC)

Une tour en cadre de bois (Crédit : Chiot’s run/Flickr CC)

Culture en couche

Lorsque les plants germent, il reste à les disposer verticalement dans le terreau, puis à les recouvrir d’une nouvelle couche. Le tout en veillant à maintenir la terre légèrement humide et en repliant les bords du sac vers l’extérieur afin que les plants ne poussent pas à l’ombre.

Il n’y a plus qu’à attendre les premières feuilles, en arrosant régulièrement sans les mouiller, pour éviter qu’elles n’attrapent le mildiou. Lorsque les jeunes tiges atteignent 20 centimètres, c’est le moment de les butter.

On relève alors le bord du sac et on y ajoute 15 centimètres de terreau. Ainsi, la plante va être forcée à pousser et produira des pommes de terre dans cette nouvelle couche de terre. Il suffit ensuite de répéter ce processus dès que la hauteur des tiges le permet et ce, jusqu’à atteindre le bord du sac.

Au bout de trois à cinq mois selon la variété, les feuilles commenceront à se faner. C’est le moment de la récolte. Il suffit alors de couper les tiges et de défaire la tour en commençant par le haut. Si vous avez suivi nos recommandations à la lettre, vous trouverez de quoi faire de savoureuses frites sur toute la hauteur de votre tour à patates.

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La micro économie

En ces temps incertains où les modèles macroéconomiques ultralibéraux basés sur l’individualisme et la concurrence non faussée de croissance peuvent (vont ) s’effondrer, Claude Guillemain, expert international pense que la micro-finance solidaire pourrait devenir prochainement une alternative de survie au niveau local. Cette vidéo est produite par le Club de Réflexion des Patriotes Paimpolais, une entité virtuelle mais qui peut devenir réelle, proche du Front national. Il se peut que les expertises de Claude Guillemain pourraient nous être utiles surtout en cas de guerre mondiale. Pensez-y.

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